Femme agee reposant paisiblement dans un salon lumineux

Sommeil : pourquoi ma mère de 89 ans dort-elle autant ?

Onze heures. C’est parfois le temps que met un sommeil à s’étirer chez une personne de 89 ans. Mais ce marathon nocturne ne garantit rien : chez les seniors, allonger la nuit ne rime pas toujours avec repos réparateur. L’hypersomnolence, qui concerne jusqu’à une personne âgée sur cinq, s’accompagne souvent de troubles de la mémoire ou de l’attention. Des proches s’inquiètent, soupçonnant un problème sous-jacent, alors que les raisons de ces nuits dilatées sont multiples, et parfois moins graves qu’on ne le croit.

Comprendre l’hypersomnolence chez les personnes âgées : un phénomène fréquent mais méconnu

Lorsque le sommeil s’étire chez les aînés et que les siestes s’intensifient, l’entourage s’interroge. L’hypersomnolence, cette envie de dormir qui déborde sur la journée ou s’attarde la nuit, touche près d’une personne âgée sur cinq. Il n’est pas rare que la durée de leurs nuits augmente, mais la qualité du repos, elle, tend à s’amenuiser avec l’âge.

En avançant en âge, le sommeil profond se réduit sensiblement. La nuit s’enchaîne en plusieurs séquences, coupée de brefs réveils. Quand une personne âgée allonge ses nuits, il faut en chercher la cause : maladie, troubles de la mémoire, effets liés aux médicaments, chaque hypothèse mérite d’être explorée. Les troubles du sommeil chez les aînés sont divers. En voici les principales formes :

  • insomnie
  • hypersomnie
  • apnée du sommeil
  • parasomnies

Si la fatigue devient persistante ou que la somnolence au fil de la journée s’installe, les raisons peuvent être nombreuses : maladies chroniques comme le diabète, situations cardiovasculaires, problèmes de thyroïde, impacts de certains traitements, déclin cognitif ou encore humeur en berne. La santé générale des seniors et leur rythme de vie dépendent étroitement de ces variations nocturnes.

L’isolement et la réduction de l’activité physique majorent souvent la somnolence et les dérèglements du sommeil. L’observation des proches, conjuguée à l’éclairage d’un professionnel de santé, permet d’y voir plus clair et de repérer ce qui prolonge indûment la nuit.

Pourquoi ma mère de 89 ans dort-elle autant ? Les principales causes à connaître

L’allongement du temps de sommeil chez une personne âgée n’est jamais dénué de sens. Le vieillissement modifie en profondeur l’alternance veille-sommeil, et plusieurs facteurs perturbent ce fragile équilibre. Les médicaments arrivent fréquemment en première ligne : anxiolytiques, traitements contre les allergies, antidépresseurs ou encore neuroleptiques, très courants après 80 ans, accentuent la somnolence et parfois la confusion.

Le déclin de la mémoire, souvent à cet âge, bouleverse aussi le rythme du sommeil. Les troubles liés à la maladie d’Alzheimer ou à d’autres maladies neurodégénératives allongent les nuits et plongent dans une fatigue persistante au réveil. Les pathologies chroniques, diabète, affections cardiaques, troubles hormonaux, puisent dans l’énergie et compliquent la récupération nocturne.

Certains troubles du sommeil, comme l’apnée ou le syndrome des jambes sans repos, morcellent la nuit et augmentent le nombre de siestes dans la journée. À cela s’ajoutent parfois l’isolement, la perte de motivation ou l’inactivité, qui accentuent ce cercle du sommeil prolongé et de la léthargie.

Pour aider à y voir clair, voici les principales causes que l’on rencontre en cas de sommeil prolongé chez une personne âgée :

  • Médicaments sédatifs favorisant la somnolence au quotidien
  • Déclin cognitif et maladies neurodégénératives
  • Pathologies chroniques comme le diabète, les maladies cardiaques ou les troubles hormonaux
  • Troubles du sommeil non identifiés
  • Isolement et manque de stimulation

Quand l’envie de dormir constamment s’installe, il devient urgent d’échanger avec un médecin. Lui seul pourra revoir les traitements en cours, rechercher d’autres maladies et suggérer des solutions adaptées au mode de vie.

Sommeil excessif ou simple besoin de repos : comment différencier le normal de l’alerte

Constater que son parent âgé dort beaucoup plus qu’avant pousse forcément à s’interroger. Jusqu’à quel point faut-il s’en préoccuper ? Avec la vieillesse, la phase de sommeil réparateur se réduit et la nuit devient morcelée. Le réveil peut s’accompagner d’une fatigue prégnante. Mais dès lors que la somnolence colonise les heures de jour, la vigilance s’impose.

Il faut repérer les changements de rythme : si le besoin de dormir s’accroît soudainement, si la fatigue persiste ou si l’on note des débuts de confusion, ces signaux doivent être notés. La multiplication des siestes, la désaffection pour les activités qui apportaient de la joie, la survenue de chutes ou la baisse de l’attention, tous ces éléments donnent des indices précieux.

Certains signes méritent d’être particulièrement surveillés :

  • Modification rapide des habitudes : se lever bien plus tard, s’endormir très tôt, confusion nocturne inhabituelle
  • Somnolence marquée durant la journée : endormissements lors des conversations ou des moments en famille
  • Chutes rapprochées ou pertes d’équilibre récentes

Derrière ce sommeil inhabituel se cache parfois un déclin de l’autonomie ou l’aggravation d’une maladie chronique. Si la mémoire semble défaillir ou si l’humeur évolue notablement, il ne faut pas hésiter à solliciter un médecin. Les proches restent les premiers témoins, capables de détecter les variations subtiles et d’évoquer ces difficultés avec un professionnel, pour préserver le plus longtemps possible l’autonomie de leur proche.

Femme agee dormant dans son lit avec decor de chambre

Des conseils pratiques pour améliorer la qualité du sommeil des seniors au quotidien

Pour mieux dormir, instaurer des repères stables reste la priorité. Maintenir des horaires fixes, pour le coucher et le lever, facilite la régulation du rythme veille-sommeil, y compris très tard dans la vie. La chambre doit devenir un refuge paisible : lumières douces, bruit limité, atmosphère propice au calme. Installer un éclairage tamisé le soir stimule naturellement la sécrétion de mélatonine, signal de l’endormissement.

Face à la tendance à s’isoler, une exposition quotidienne à la lumière naturelle, surtout le matin, est bénéfique. Quelques minutes dehors, au jardin ou en promenade, modifient déjà l’horloge biologique. Inciter à bouger, même doucement, apporte un mieux-être concret : la marche simple, le fait de jardiner ou quelques exercices faciles améliorent sensiblement l’endormissement, la profondeur du sommeil et réduisent la somnolence la journée.

La soirée doit favoriser l’apaisement : lecture tranquille, écouter de la musique douce, échanger sans agitation. Éviter les écrans avant d’aller se coucher s’avère judicieux, la lumière bleue retardant l’endormissement. Une attention particulière à la sécurité nocturne, tapis stables, veilleuse, accès aux toilettes facilité, limite le risque de chutes.

La téléassistance apporte parfois un filet de sécurité pour rassurer la famille et agir vite en cas de malaise ou de chute survenant pendant la nuit. Lorsque la maladie progresse, penser confort prend tout son sens : literie appropriée, gestion de la douleur, accompagnement sur mesure. Les aidants adaptent chaque détail pour préserver ce qui reste central : la sérénité quotidienne et la qualité de vie.

Avec les années, le sommeil prend parfois des allures envahissantes. Mais sous chaque nuit trop longue se cache une histoire singulière, des besoins parfois tus et, souvent, la possibilité d’apporter bien plus que du repos : une vraie douceur retrouvée, à mesure que la vie avance.

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